Besoin d’une traduction : deux erreurs à ne pas commettre⛔

La traduction est le parent pauvre de la communication. Mal connue, mal considérée, elle vient souvent en fin de chaîne de la communication. Elle en est pourtant un rouage essentiel. Si une excellente traduction passe inaperçue, une traduction de mauvaise qualité sautera immédiatement aux yeux.

Il est facile de commettre certaines erreurs, par exemple avoir recours à la traduction automatique ou faire traduire en interne par une personne parlant plus ou moins bien le français. Au premier abord, ces deux solutions semblent faciles, rapides, économiques, mais elles comportent des risques majeurs de fautes ou de contresens pouvant nuire à la qualité de la communication. Au lieu de gagner en visibilité, les retours peuvent être négatifs et impacter la réputation de la marque.

Une mauvaise communication engendre à tous les coups une perte de crédibilité et l’image de la marque en pâtit. N’étant plus désirable, n’apparaissant plus comme une marque d’excellence, le public s’en détourne et la conséquence évidente est une perte de parts de marché.

📌L’excellence d’une marque passe par l’excellence de sa communication.

La tentation de la traduction automatique

La traduction n’échappe pas à l’éternel débat « homme contre machine ».

La traduction automatique désigne la traduction brute d’un texte entièrement réalisée par un ou plusieurs programmes informatiques. Si la traduction automatique a fait d’énormes progrès ces dernières années, elle ne remplacera jamais l’expertise humaine. C’est pourquoi tout travail de traduction automatique doit absolument être révisé par un traducteur humain et non publié tel quel.

Premier problème : le contexte

Prenons un exemple concret dans les sports mécaniques. Que ce soit en course automobile ou moto, le vendredi et une partie du samedi sont consacrés aux free practice. Passons notre terme à un traducteur automatique… Le résultat ? Sans commentaire (pire que les sous-titres Netflix !).

Traduit avec Google Translate

C’est là le premier défaut de la traduction automatique : le contexte. Contrairement à la traduction automatique, le traducteur humain va immédiatement reconnaître le contexte général. Pourquoi ? Car il prend en compte l’ensemble du texte, là où la traduction automatique va travailler phrase par phrase sans faire le lien entre elles.

Deuxième problème : l’homogénéité

Un autre exemple, directement issu de mon expérience, dans un texte traitant d’équipements moto, d’une veste plus précisément. Le terme italien capo revient plusieurs fois. Ce terme a plusieurs sens, mais dans ce contexte, il n’a qu’une signification : vêtement. Or, la traduction automatique l’a traduit tour à tour par « patron », « leader », « poste », « élément », « boss », et parfois tout de même par « vêtement »😏. Outre les contresens évidents, la traduction automatique pose le problème d’homogénéité. Un terme doit toujours avoir la même traduction (généralement validée par le client) afin d’obtenir une communication cohérente.

Le traducteur va noter les termes choisis en accord avec le client et les réutiliser dans le futur, contrairement à la traduction automatique qui n’a pas de vision à long terme.

Troisième problème : le style

Un traducteur automatique aura tendance à restituer un texte de manière littérale, là où le traducteur humain va jouer sur la construction ou le rythme, pour rendre l’ensemble plus fluide. Par exemple, l’italien ne craint pas les longues phrases pouvant faire trois lignes, alors que le français aura tendance à couper cette longue phrase en plusieurs parties.

Analysons deux exemples.

Traduit avec DeepL

Ici, nous avons un exemple de la traduction littérale d’un terme qui se transforme en contresens. Retired signifie que Max Verstappen a été contraint d’abandonner la course en raison d’un problème sur sa voiture.

Come può la SF-23 reagire dopo quanto visto a Sakhir? Domanda lecita: è ovvio che la natura dei due progetti è molto diversa e non si può pensare di stravolgere il concetto della monoposto di Maranello. È corretto poi ribadire, come ha fatto lo stesso Fred Vasseur, che il progetto della SF-23 sia tutt’altro che sbagliato.   
Comment le SF-23 peut-il réagir après ce qui a été vu à Sakhir ? Une question légitime : il est évident que la nature des deux projets est très différente et on ne peut pas songer à déformer le concept de la monoplace de Maranello. Il est également correct de rappeler, comme l’a fait Fred Vasseur lui-même, que le projet SF-23 est loin d’être faux.  
Traduit avec DeepL

Ici, le problème est le changement de genre entre l’italien et le français en ce qui concerne le groupe nominal « la SF-23 ». SF-23 est le nom de la monoplace de la Scuderia Ferrari. Qu’on l’appelle monoplace ou simplement voiture, son genre est féminin tant en italien qu’en français.

Comme nous venons de le voir, la traduction automatique a ses limites. Quand elle ne fait pas de fautes de contresens ou de grammaire, elle a tendance à restituer un texte au niveau stylistique pauvre, très éloigné des standards de qualité qu’une marque peut exiger.

De plus, simple machine, la traduction automatique ne retransmettra jamais la passion. Pour que la communication fasse vibrer le lecteur, il faut insuffler dans le texte une dose de passion, et ça, seul un traducteur humain pourra le faire ! 😉

Parler une langue et traduire une langue : 2 choses différentes

Confier sa traduction à un non professionnel est également un pari risqué. La traduction est une véritable expertise : le traducteur possède des compétences différentes du rédacteur. Un bon rédacteur ne fera pas un bon traducteur.

La tentation de confier son texte à une personne qui aurait étudié le français au lycée est grande, mais là encore, les conséquences peuvent être désastreuses pour l’image de la marque.

 Pourquoi ? parce que parler une langue et traduire une langue sont deux choses différentes.

Le traducteur doit toujours travailler vers sa la langue maternelle

Toutes les associations professionnelles, comme la Société Française des Traducteurs, recommandent dans leur code de déontologie de traduire uniquement vers sa langue maternelle. Personne ne maîtrise mieux une autre langue que sa langue maternelle.

Grâce à une immersion depuis la naissance, le traducteur est plus familier avec les nuances et les subtilités de sa langue. Ainsi, il pourra proposer un vocabulaire plus vaste et plus riche afin de trouver la correspondance parfaite. Il aura également plus de facilité à reformuler et à adapter le message.

La traduction est un vrai métier

La traduction fait appel à un éventail de compétences propres au métier. On ne naît pas traducteur, on le devient !

Le traducteur professionnel doit :

  • posséder une connaissance approfondie de la langue de départ ;
  • maîtriser les règles de grammaire, de syntaxe, d’orthographe et de typographie dans la langue d’arrivée (qui varient d’une langue à l’autre) ;
  • savoir adapter son style à la nature du texte et au public visé (notamment grâce au brief de son client et à l’analyse des textes de communication précédents) ;
  • être au fait des différences culturelles entre les deux pays. Un exemple : l’italien a tendance à utiliser le tutoiement, là où le français aurait recours au vouvoiement. Ne pas connaître cette subtilité, c’est prendre le risque de « choquer » le public français qui trouvera le ton de la communication trop familière.

Le traducteur développe toutes ces compétences lors de ses études, au cours de sa carrière et au fil des prestations, afin de les mettre au service de votre marque.

Si au premier abord ces deux solutions apparaissent rapides et économiques, elles comportent plus de risque que d’avantages. Beaucoup ont été tentés et s’en sont mordu les doigts : au lieu de s’adresser directement à un traducteur spécialisé dans les sports mécaniques, ils ont perdu du temps et de l’argent.

Rapidité, économie, qualité : on ne peut pas avoir les trois, il va falloir choisir ! Seul un traducteur professionnel peut vous offrir la qualité exigée pour une excellente communication.

👩‍💻Votre traductrice n’est pas une machine ! Découvrez comment je peux apporter une touche humaine et passionnée à votre communication.

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